De artiest

Hij volgde zijn artistieke opleidingen aan de Academies van Molenbeek, Watermaal-Bosvoorde en de Koninklijke Academie voor schone kunsten te Brussel, en specialiseerde zich in kunstgeschiedenis, gravure en monumentale schilderkunst.
Gediplomeerd in plastische en toegepaste kunsten, en eveneens in kunstgeschiedenis.
Evangile volgde lessen schilderkunst bij Henry Van Eepoel en peinture, monumentale schilderkunst bij Pierre Fromon, gravure bij Roger Dewint en Francis Brichet, lithografie bij Swingedeau enJosée Leybaert en kunstgeschiedenis bij Serge Goyens De Heusch.

  • Academie te Molenbeek: tekenen, schilderkunst en kunstgeschiedenis(1980-1989).
  • Academie Watermaal-Bosvoorde: Monumentale schilderkunst( 1988-1990).
  • Koninklijke Academie voor schone kunsten Brussel: gravure en beeldhouwkunst (1989-1992)

De werken van Evangeli Papavassiliou bevinden zich in diverse musea en privee collecties in België, Frankrijk, Griekenland, Tsjecheslowakije, Nederland, Denemarken, USA en Canada.
Hij realiseerde de affiche voor het cultureel seizoen van het Cultuurhuis te Marche in 1996.
Hij illustreerde het boek van Charles Baurain (Trait d’union) en het boek van Duvigneaud (La Cordelière des anges).

Ailleurs, au loin, est la survie…
L’errance pour l’oubli… Après le ciel de Grèce, voici les brumes froides du nord, les terrils noirs de Belgique. Il est long, le chemin de l’exil.
Qu’il est loin, le bleu de l’Orient…
L’enfant d’alors, au coeur de trop de souffrances, est resté fidèle à lui même : peindre pour témoigner, pour exorciser les peines.

Papavassiliou est le peintre des visages, des questions, des douleurs et des extases, des mondes non dits et cachés de l’humain, tout simplement Ces visages étonnants, radieux comme des lumières, ou angoissés, graves et tristes, d’une beauté venue d’ailleurs, tous ces yeux qui nous questionnent ou se closent : « qui es tu, qui suis je, est on dedans ou dehors ? » sont autant de prières aux couleurs vives ou sombres, scellées de phrases sibyllines écrites si vite qu’on dirait sa main guidée.
Ces temps ci, les scènes se densifient, se font plus terrestres, plus sombres, témoins de notre temps si inquiétant, comme s’il était urgent de se réveiller…
Sa fougueuse vitalité, sa célérité, nous entraînent haut vers les plans invisibles où veillent les anges, penchés sur les enfants hommes. Rien de futile chez Evangile, au delà de l’apparente légèreté de certains tableaux, se cache un message pour l’âme. Son exubérance se fait douceur dans les « feuilles d’ange » émaillées aux tendres nuances, elle devient jeu par les « boîtes artistiques » comme autant de petits théâtres, et d’insolites bijoux.
Il nous emmène dans son mode à lui, celui de la poésie, de la profondeur et de la beauté.

Martine Destribats